Bonjour à tous, j’ai voulu essayer un nouveau format avec vous : le format podcast. Après m’être attaqué au format magazine avec le mag’ BenTeK.fr, il est temps pour moi de m’adresser aux oreilles attentives en traitant des sujets de manière plus légère, moins technique et plus générale. Je vais principalement parler d’histoire, d’actualité du moment, d’économie et de business autour du monde technophile et DIY.

Chaque Podcast aura son article associé. Ce ne sera pas forcément du copier-coller (ce que je dis ne correspondra pas mot pour mot à ce que j’écris). L’article servira plus d’illustration ou d’information complémentaire à mes propos.

PS : Soyez indulgent sur mon premier podcast :-D.

Les débuts : industrialisation, les anciennes méthodes soustractives

1751 : premier “tour à charioter à bâti métallique”. Il s’agit de la première machine d’une longue série qui a pour but de réaliser mécaniquement des opérations plus précises qu’au moyen des techniques artisanales. C’est les débuts de l’industrialisation.

1952 : Richard KEGG développe la première fraiseuse à commande numérique par calculateur : la Cincinnati Milacron Hydrotel.

1958 : Le brevet pour cette première machine est déposé. S’en suivra le développement des autres outils en commandes numériques (il s’agissait de commandes codées sur des rubans à trous ou des rubans magnétiques à l’époque). C’est la naissance commerciale de cette technologie.

L’histoire de l’impression 3D

16 juillet 1984 : 1er dépôt de brevet sur l’impression 3D (dite “fabrication additive”) déposé par Jean-Claude André, Olivier de Witte et Alain le Méhauté pour le compte de l’entreprise CILAS ALCATEL.

1er août 1984 : 1er brevet déposé par l’américain Chuck Hull sur la technique d’impression 3D par stéréolithographie SLA (StéréoLithographie Apparatus). Pour la petite histoire, ce brevet donna également le nom de l’extension du fichier d’impression .STL. Par la suite Chuck donna naissance à une entreprise leader dans le milieu : 3D Systems et lança sa première impression 3D : la SLA-250.

1987 : Le procédé de frittage laser sélectif (ou SLS pour Sintering Laser System) est inventé par l’entreprise DTM corp. Cette technique consiste à utiliser le frittage laser couche par couche avec des poudres polymères.

1988 : Procédé FDM (Fused Deposition Modeling) lancé sur le marché par la société Stratasys fondée par Scott Crump. Cette technologie repose sur le dépôt couche par couche en fabrication additive de dépôt de fil fondu. Cette technique donnera naissance aux imprimantes 3D domestiques que nous connaissons aujourd’hui.

1995 : La technologie d’impression 3D métallique ou DMLS (Direct Metal Laser Sintering) fait sa première apparition. Cette technologie est très proche de celle du frittage laser sélectif, mais adaptée aux métaux, avec des lasers encore plus puissants.

1999 : Première prothèse imprimée en 3D implantée sur un être humain. Il s’agit d’une vessie qui s’adapte aux besoins physiologiques du patient.

2002 : Première bio-impression d’un organe fonctionnel : un rein à échelle réduite pouvant être implanté à un animal. La bio-impression pourrait à l’avenir pallier au manque de donneurs d’organe.

2003 : Un nouveau procédé inédit et très méconnu aujourd’hui voit le jour dans la société MCor technologies : le 3DPP (3D Paper Printing). L’impression 3D utilise du papier de format A4 agrégé en couches successives avec une colle spéciale, et couplé avec une lame en pointe de tungstène pour couper la forme. Cette technologie est à la fois additive et soustractive.

2005 : La société ZCorporation (rachetée par 3D Systems en 2012), lance la première imprimante couleur, fonctionnant sur le même principe que nos imprimantes couleurs 2D, c’est à dire avec 4 couleurs de base : magenta, cyan, jaune et noir. L’impression sur la hauteur en couches successives est rendue possible grâce à une matière de type minérale agrégée par un liant de colle.

2005 : Lancement du projet RepRap. Le Dr Andrian Boyier et son équipe de l’Université de Bath se lancent le défi de créer une imprimante 3D autorépliquante. C’est ce projet qui va mener à la démocratisation de l’impression 3D et la rendre plus accessible.

2009 : MakerBot Industries propose l’un des premiers kits DIY (Do It Yourself) à l’attention des particuliers. Le prix d’une imprimante 3D devient abordable pour le particulier.

MakerBot Replicator

Septembre 2010 : Le tchèque Josef Průša, développeur sur le projet RepRap, redessine l’imprimante 3D Mendel pour en faire une Prusa Mendel. Il réduit notamment le temps nécessaire pour créer les pièces imprimées en 3D de 20 à 10 heures et les bagues imprimables en 3D remplaçant les roulements réguliers.

2011 : L’or et l’argent en impression grand public sur le service d’impression 3D i.materialise.com.

Novembre 2011 : Le seconde Prusa Mendel voit le jour et comprend des mises à niveau comprenant des pièces à enclenchement, la réduction du nombre d’outils nécessaires pour construire, l’entretien de l’imprimante et l’amélioration des courroies attachées aux moteurs pas à pas et l’utilisation de paliers linéaires LM8UU.

Mai 2012 : Josef Průša sort sur le marché la première version de la Prusa i3. Josef s’est concentré sur la facilité de montage et de maintenance plutôt que sur le côté autorépliquant. Cela donne lieu à une machine possédant un cadre aluminium, des tiges filetées M5 plutôt que M8. Un standard de l’impression 3D domestique est né. Le projet étant totalement Open Source, les plans sont disponibles et peuvent être utilisés et réadaptés.

L’après-mai 2012 : Une multitude de constructeurs se mettent à l’impression 3D, de nouvelles start-ups naissent et créent leurs propres imprimantes, quasiment toutes seront inspirées de la Prusa i3. Josef Průša continue ses recherches et sort de nouvelles itérations de sa Prusa i3 : MK2, MK2S, MK3 et MK2.5.

Prusa i3 MK3La Prusa i3 MK3 (2017).

Les domaines d’applications

Aujourd’hui, les domaines d’applications sont nombreux :

  • Prototypage produit en R&D
  • Impression de cellules couche par couche pour la médecine (bio-impression)
  • Impression de prothèses adaptées aux patients
  • Loisirs créatifs
  • Artisanat : bijoux, création de vêtements, couture
  • Électronique : réalisation de boîtiers en tout genre
  • Industrie : impression 3D métal
  • Génie civil : impression 3D de bâtiments
  • Chimie : impression de biopolymères
  • Art et design
  • Et une multitude de domaines dont je n’ai pas pensé ou dont on n’a pas encore idée ! 🙂

Je vous laisse avec un court reportage de Arte concernant l’impression 3D dans le domaine de la mode :

Ben.

Sources :
Sciences-en-lignes.net
SupInfo – Histoire de l’impression 3D
3Dnatives – La bio-impression, futur de la médecine sur-mesure ?
PrototechAsia.com – Histoire de l’usinage CNC

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